Quand J.L.L tient le bon bout il ne lâche jamais. Je
sentais venir la révolution arabe en octobre, mais j'ai préféré ne rien dire,
vous savez pourquoi... Les alarmistes on les pend sur la place publique avant
la catastrophe, les négligents on les pend après.
Malgré tout je ne change jamais de cape ni de manteau, ma
jaquette en tweed à carreaux c'est une marque de fabrique. C'est comme avoir
une pancarte avec écrit incorruptible. C'est le pin's du fouille merde. Et dans
le métier avoir du pif ça permet de flairer la bonne info, ou de se saouler la
gueule quand on s'est gouré.
J'en ai connu des collègues attirés par la facilité,
soudoyés par les plus hautes instances, corrompus par les puissants de ce
monde, et des grosses sommes en plus. Et quand on leur demande à quoi peu bien
leur servir autant d'argent ils répondent qu'un journaliste d'investigation ça
investit. Charogne! C'est les mêmes qu'on a connus sur les bancs de
l'université, et qu'on retrouve au Fouquet's avec Sarko et au lupanar avec
Strauss Kahn. Pour Jean Louis c'est hors de question. Le pot de vin j'me le
bois. C'est ce qu'on appelle le journalisme de papa. Radical. Et paf!
Si je vide mon attaché-case devant vous c'est parce qu'aujourd'hui,
une fois de plus, Jean Louis tient le nouveau scoop. Le secret qui va faire
trembler Canne, l'info qui chatouille le show-business, la trace de frein sur
le tapis rouge...
La canne est palmée, et pas l'inverse.
J.L.L qui contrepète
Des nouvelles du front c'est le décryptage de l’actualité par le poignant J.L.L. tous les lundis et jeudis
Des nouvelles du front c'est le décryptage de l’actualité par le poignant J.L.L. tous les lundis et jeudis
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